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...o una historia, o una anécdota... Simplemente algo que me haga reir, pensar, soñar o todo a la vez, si cabe ..Si quereis mandarme alguna de estas, hacedlo a pues80@hotmail.com..

domingo, septiembre 16

Ces produits du terroir qui viennent d'ailleurs II

On suis...

Le savon de Marseille


D'où vient-il alors ? : 
Avec le pastis et la lavande, c’est l’autre symbole de la Provence. Seul hic, les savons estampillés «Savon de Marseille» ne sont pas fabriqués dans le sud-est. Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen Âge, l’appellation n’est pas protégée. Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd’hui les Chinois et les Turcs ! Le Petit Marsellais est fabriqué en Bourgogne. Le Chat, savon de Marseille, vient d'Allemagne, mais aussi de Chine et de Turquie. La recette, approuvée par la DGCCRF en 2003, concerne la saponification (le procédé de fabrication), pas la provenance des ingrédients. Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l’huile de palme, proviennent de l’étranger, les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.

Pour trouver le vrai :


Vous devez lire l'étiquette. L'UE autorise l'ajout de suif (tallowate de sodium) dans le savon de Marseille, alors qu'il est absent de la recette originale.


L’A.O.C. de Bretagne
Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d’une «Appellation d’origine contrôlée» qui n’oblige les fabricants qu’à une seule chose : posséder au moins un lieu d’emballage ou de transformation en Bretagne. Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier. Ainsi, les carcasses de porcs sont souvent issues de Chine, de Hollande ou de Pologne ; le sel, dit de Guérande, est importé d’Argentine et du Vietnam, et les boyaux des andouilles viennent pour la plupart de Corée. L’andouille dite de Vire et autre charcuterie dite «de Bretagne» rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie, dont 73% provient de la Communauté européenne et d’Asie. 


Le couteau Laguiole
L’abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche... Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d’authenticité. Erreur !  Malgré leur charme et leur beauté, elles n’attestent ni de l’origine du couteau, ni de sa qualité de fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n’a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d’un siècle l’objet de contrefaçons multiples en France et à l’étranger. 80 % proviennent de Chine et du Pakistan. Résultat : moins de 10 % des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais !


Le melon charentais

D'où vient-t-il alors ? 
C’est l’emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture. Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d’AOC. Résultat : 80 % des melons charentais que l’on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac, mais d’Espagne (premier producteur européen), du Maroc des Caraïbes, de Chine et du Sénégal. "Charentais" s'est simplement la dénomination commerciale sous laquelle les pays de l'OCDE reconnaissent ce type de melon, mis au point en 1925 d'après la variété Cantaloup, importée d'Italie.


Pour trouver le vrai :
Charente et Charente-Maritime produisent environ 10 000 t de melons par an qui ne sont pas plus "vrais" que les autres. Ainsi, les fameux melons de Cavaillon sont aussi de type charentais.

L’huile d’olive
Rare et chère, l’huile d’olive française est certainement le produit qui compte le plus d’étiquetages frauduleux. En 2006, seulement 56 % des échantillons analysés étaient «conformes» à la réglementation,
certaines bouteilles contenant jusqu’à 50 % d’huile de tournesol ou présentant une fausse indication d’origine ou de variété d’olive. Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations
d’origine protégée et une AOC «Huile de Provence», de nombreux producteurs jouent en eKet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non reconnues comme «Huile de Provence-Côte d’Azur». Sans parler de l’une des fraudes les plus courantes qui consiste à
remplacer l’huile d’olive par l’huile de grignons d’olive, un résidu de la pâte d’olives diQcile à détecter pour
le simple amateur.

Le pastis de Marseille
D'où vient-t-il alors ?  


Pour avoir le droit de l'appellation "de Marseille", le pastis doit contenir 2 grammes d'essence d'anis par litre et une teneur en alcool de 45°, qu'il vienne ou non de la Canebière.



Pour trouver le vrai : 
C'est écrit sur l'étiquette. Paul Ricard a été le 1er à utiliser la mention "pastis" en 1932. D'autres l'imiteront, comme Pernod, d'abord concurrent, puis associé. Ces deux apéritifs sont toujours en vente et fabriqués dans les usines de Bessan (Hérault), Lille et Bordeaux.
 


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